Histoire d’une Grecque moderne

samedi 15 septembre 2012
par  BM

Histoire d’une Grecque moderne, 1740

Ce passage de l’œuvre de l’Abbé Prévost, situé page 234 sur le manuel Weblettres, sera étudié en lecture analytique.

Le texte est téléchargeable ici.

Les reprises du cours, les explications complémentaires, les plans de commentaire, seront déposés ci-dessous sous forme de messages de forum.

Activité “reprise du cours”

Il s’agira de répondre de manière argumentée à la question suivante : Comment cette page montre-t-elle une héroïne assez intellectuelle (ou intelligente), capable d’une réflexion analytique assez approfondie (ses sentiments, ses opinions) ?
On s’appuiera sur les éléments textuels suivants :
- la forme des phrases des lignes 13 à 25
- les exclamations et les reprises de termes des lignes 27 à 31
- la question rhétorique des lignes 31 à 33
- la figure de style des ligne s36-27
On pourra aussi s’appuyer sur une étude globale ds connecteurs, de la structure argumentative, sur le vocabulaire de l’abstraction, celui des sentiments, et sur leur association.

La réponse sera argumentée, appuyée sur des indices précis, référencés par des citations et/ou des numéros de ligne.
Le texte est téléchargeable ci-dessous, pour éviter une trop fastidieuse saisie manuelle.
La réponse pourra être déposée directement dans la page du forum, ou en fichier joint, dans un format simple de traitement de texte.

L’évaluation du travail sera faite à partir du mardi 25 septembre. Le dépôt des réponses sera bloqué à partir du 24 septembre.

Activité "Histoire des arts"

À partir de l’image du manuel Weblettres, page 235, rechercher comment la place des femmes dans la société orientale mythique a été représentée au cours des siècles par les arts.
La période de référence se situera du XVIIème au XIXème siècle, et pourra être élargie au XXème.

L’image du livre est anonyme, mais s’intitule Le gouverneur du sérail choisissant ses épouses, et date d’environ 1770.

Travail à faire

- Analyser l’image de la page 235, en termes de signification morale et sociale, en s’appuyant sur la mise en scène des pesonnages, l’importance apportée au costume ou à son absence, les postures, les regards.
- Rechercher quelque oeuvres (peinture, sculpture, musique, opéra) qui représentent la femme orientale dans sa condition de sujette, ou d’objet sexuel, ou d’objet exotique.
- Les situer chronologiquement, artistiquement, et en indiquant précisément le lieu d’exposition, l’auteur de l’oeuvre, sa nature, et en indiquant sur quel site Internet on peut y accéder.
- Indiquer éventuellement des liens vers quelques pages qui expliquent ces oeuvres, en donnent un commentaire, etc.
- Rédiger un commentaire de présentation de ce florilège, en expliquant si une évolution est perceptible dans la vision de ce monde par les européens.

Mode d’emploi pour la remise des travaux

L’ensemble des recherches sera déposé ci-dessous, sous forme de message de forum, accompagné de pièces jointes si nécessaire.

Le dépôt des réponses sera bloqué le 5 octobre.


Documents joints

Texte Weblettres page 234
Texte Weblettres page 234

Commentaires  (fermé)

Logo de Aurélie P.
lundi 1er octobre 2012 à 15h52, par  Aurélie P.
Document joint :  histoire_des_arts_Aurelie.odt
Logo de B Maréchal
dimanche 30 septembre 2012 à 21h23, par  B Maréchal

L’orientalisme dans les arts plastiques : pistes pour un corrigé ou un approfondissement.

- L’incontournable Wikipédia, avec ses simplifications et ses insuffisances.

- Histoire des arts, un site consacré à expliquer l’histoire par l’image : la femme dans l’orientalisme, trois études de tableaux.

- Sur le même site, une page dédiée à l’orientalisme.

- Un site consacré exclusivement à l’orientalisme.

- Une exposition de 2011, à Marseille, sur l’art orientaliste.

- Une exposition de la BNF sur le "Voyage en Orient".

- Un blogd’histoire de l’art.

- Un article de l’encyclopédie Larousse sur l’orientalisme.

- Un document savant du Musée d’Orsay, sur l’orientalisme.

- Un dossier de galeriste sur les peintres orientalistes.

- Une autre page sur les peintres orientalistes ... par des spécialistes de l’Université de Hong-Kong.
Cette même université propose deux dossiers illustrés téléchargeables, 1 et 2, sur les peintres du XIXème siècle en France.

Tout cela n’est qu’un début, une proposition de pistes.

Le travail de réflexion vient ensuite : choisir quelques images, analyser une évolution artistique, rattacher cela à Histoire d’une Grecque moderne, etc.
Rédiger, relire, et poster le commentaire.

Logo de Emma C.
dimanche 30 septembre 2012 à 16h08, par  Emma C.

Tout d’abord ce tableau dépeint une ambiance intimiste malgré le nombre tout de même important de personnages. Ils sont au nombre de 5, le gouverneur du sérail, deux femmes et deux eunuques. On peut tout de même qualifier cette scène d’intimiste puisque 4 de ces personnages sont en complète soumission au cinquième et ne sont donc que figurants même s’ils composent une partie importante du sujet du tableau. En premier lieu nous pouvons opposer ce groupe de personnages au gouverneur, ces quatre sujets ont les yeux perdus dans le vide ou du moins n’osant lever le regard sur le gouverneur dans une attitude de soumission, l’une d’entre eux est notamment à genoux, on peut ajouter que le gouverneur est richement paré tandis que les quatre autres sont dévêtus. Une autre opposition, homme-femme, est visible dans ce tableau en effet les hommes sont dans l’ombre, peints de couleurs sombres et contrastent avec les deux femmes éclairées, nues et drapées de blanc synonyme de pureté. En effet la posture nonchalante et le regard appuyé du gouverneur, presque vicieux, et les postures gracieuses des jeunes filles, donnent une fois encore une opposition vice/vertu.

Femmes d’Alger dans leur appartement, est un tableau de Eugène Delacroix, peint en 1834. Il est exposé au musée du Louvre à Paris.
Pablo Picasso le reprendra plusieurs fois au cours du XXème siècle.

Orientale, d’Eugène Giraud est une peinture à l’huile conservée au musée national du Château de Compiègne.

Femmes mauresques sortant du bain au sérail, est une œuvre de Théodore Chasseriau, elle a été peinte en 1854 et exposée au musée des beau-arts de Strasbourg.

Esclave d’amour et Lumière des yeux, d’Étienne Dinet a été peint en 1895 et est actuellement au musée d’Orsay à Paris.

Cette page internet nous fait part de la place des femmes dans la musique orientale :

Toutes ces œuvres ou presque découlent du mouvement artistique « l’orientalisme », c’est un genre principalement pictural qui privilégie des sujets d’Afrique du nord ou du Moyen-orient. Au départ uniquement basé sur l’imagination des artistes d’après les récits de voyage, c’est un orient mythique qui y est alors dépeint ; la fascination des européens pour les mystères arabes est à son comble « pour les intelligences autant que pour les imaginations, une sorte de préoccupation générale » (Victor Hugo, préface des Orientales, 1829). En effet la traduction des Mille et unes nuits déjà piqua la curiosité de la cour à Versailles au XVIIème siècle.
La colonisation du Maghreb va voir notamment débarquer beaucoup d’artiste français dans ces pays arabes, à la recherche d’une nouvelle source d’inspiration « Le voyage d’Alger devient pour les peintres aussi indispensable que le pèlerinage en Italie : ils vont apprendre le soleil, étudier la lumière, chercher des types originaux, des mœurs et des attitudes primitives et bibliques », constate Théophile Gautier.

La grande bourgeoisie du XIXème, captive de son mode de vie sédentaire et puritain, ne demande qu’à laisser vagabonder son imagination. Les peintres orientalistes vont leur offrir cette évasion, pour leurs mécènes l’orientalisme c’est la sensualité de ces femmes de harem qui contraste avec la pudeur des occidentaux, ceci composera donc une part importante de leurs sujets. Effectivement les femmes orientale n’échapperont pas à l’intérêt des européens, les harems donnent aux occidentaux une image d’un univers fantastique plein d’exotisme et d’érotisme. Les femmes y sont anonymes, passives et intemporelles. Pourtant rares sont ceux qui ont pu approcher de ces femmes et de ces lieux qui demeureront un fantasme plein de mystère.

Autour de 1880, certains thèmes – celui du harem, par exemple – tombent pourtant en désuétude au profit d’une étude ethnographique réaliste qui laisse peu de place à l’exotisme et au fantasme.

D’après Larousse :

Musée Lyon :

et Valenciennes

Logo de Lyne G.
dimanche 30 septembre 2012 à 15h15, par  Lyne G.

Tableau : le gouverneur du sérail choisissant ses épouses.

Document joint :  Histoire_de_l_art_Lyne.odt
Logo de Anne-Sophie P.
dimanche 30 septembre 2012 à 13h50, par  Anne-Sophie P.

Voici le travail en relation avec l’image page 235 du livre.

Logo de Léa C
samedi 29 septembre 2012 à 12h25, par  Léa C

Sur le document ci-dessous, l’histoire des arts sur "Le gouverneur du sérail choisissant ses épouses" a été faite.

Pour voir le site de "Harem et l’occident" veuillez cliquer sur ce lien.

Cliquer sur ce lien pour accéder à l’image.

Document joint :  histoire_des_arts_Lea.odt
Logo de Clara. R et Charlène. H
vendredi 21 septembre 2012 à 16h53, par  Clara. R et Charlène. H

- Des lignes 13 à 25, les phrases sont longues (lignes 15 à 18 : "Les noms de vertu, d’honneur,et de conduite,etc." ; lignes 18 à 22 : "Je prêtai l’oreille avec une avidité extrême etc." ; lignes 22 à 25 : "Cheriber vint finir une conversation si douce" etc.

Nous pouvons donc analyser également la complexité du texte avec ses phrases complexes consituées de propositions subordonnées ; elles sont construites autour de verbes de pensées, et de noms de pensées.
Pour conclure il y a une analyse du rapport entre sentiments et idées.

- Des lignes 27 à 31, les phrases sont exclamatives ; les points d’exclamation portent sur les différences entre les deux pays.
Il y a une reprise de termes avec l’adjectif "autres" répété quatre fois : ils marquent le sentiment de l’émerveillement.
Il y a également une comparaison des femmes de France et son cas à elle.

- Des lignes 31 à 33, il y a une question oratoire qui reprend l’ensemble des trois exclamations mais qui équivaut à une affirmation exprimant le regret.

- Des lignes 26 à 27, se trouve un procédé d’intensification qui sert à évoquer l’impression. Le jour et la nuit est à la fois une intensification et la marque d’une obsession.

- Ligne 33, on peut également observer une structure concessive qui oppose un besoin plus grand à un besoin satisfait : on parle de concession.Il y a donc ici un procédé d’opposition (lignes 11-12)

- Ligne 27, il y a une structure argumentative de comparaisons et d’oppositions "autre que".

Connecteurs logiques :
- La conjonction "mais" ligne 8 marque un passage entre deux états intellectuels : de l’ignorance, la confusion, à la clarté et la connaissance.
- Le jugement final qui récapitule est émis par "donc" ligne 27. Les "dès que", "lorsque", marquent la rapidité des effets produits sur elle. On trouve des connecteurs temporels à la ligne 1, 5 et 25.

Conclusion :

- La jeune femme qui parle éait un objet qui a découvert grâce à l’homme Français un autre monde, qui lui fait prendre conscience qu’elle peut penser par elle-même.
Elle découvre l’autonomie de la pensée.
L’abondance des structures argumentatives (voir précédemment) marque cette rencontre avec un nouveau monde et la découverte d’elle-même.

Logo de Marine. P et Valentine. L
vendredi 21 septembre 2012 à 16h38, par  Marine. P et Valentine. L

Dans les lignes 13 à 25 les phrases sont longues, complexes (l. 13 à 15) car il y a un grand nombre de propositions subordonnées. Elles sont construites autour des verbes de pensée et de noms. Ce qui analyse le rapport entre les sentiments et les idées par l’héroïne.

Dans les lignes 26 à 27 la figure de style est un procédé d’intensification " le jour et la nuit " sert à intensifier son désespoir. Cela sert à évoquer l’impression produite sur la jeune femme. Elle ne peut pas s’empêcher de recevoir cette pensée ce qui marque une obsession.

Dans les lignes 27 à 31 les points d’exclamation sont très présents, portent sur les différences entre les deux pays. C’est une répétition qui porte sur la reprise 4 fois de suite l’adjectif "autre" (l.28, 29, 30, 31) sur ce qui est différent. Elle compare son état avec celui des autres ce qui marque l’émerveillement.
Dans les lignes 31 à 33, elle reprend l’ensemble des trois exclamations précédentes, il y a une question rhétorique ce qui exprime le regret, la tristesse, la déception et non plus l’émerveillement.

Pour conclure, nous allons faire une brève analyse du texte :

De la ligne 33 à 38 il est utilisé les mots "quoique" et "pour" ce qui montre une concession.

De la ligne 11 à 12 il y a une opposition car il y a une négation au début (l. 11) puis une exclamation à la fin (l. 12).

A la ligne 27 il est employé "autre que" ce qui montre une comparaison, une opposition.

De la ligne 40 à 44 il y a une exclamation du but qu’elle exprime avec le mot "pour" qui est présent deux fois.
A la ligne 5 " aussitôt que", ligne 25 "lorsque", ligne 1 "dès que" ; ces mots marquent la vitesse d’évolution du roman. Ce sont des connecteurs logiques qui font comprendre que la rencontre avec le français a changé sa vie.

A la ligne 27 le mot "il y a donc" sert à conclure, à émettre le jugement final, récapituler et conclure.

La jeune femme qui parle était un objet avant de parler à cet homme qui lui donne conscience d’un autre monde et qui lui montre qu’elle est capable de penser par elle-même.

Document joint :  image.jpg
Logo de Priscilla et Laurie
vendredi 21 septembre 2012 à 16h33, par  Priscilla et Laurie

On peut dire que Théophé est une héroïne intellectuelle, et capable d’une réflexion analytique approfondie en procédant par une analyse du texte.

Tout d’abord, en s’appuyant sur les phrases des lignes 13 à 25, on peut voir qu’elle s’exprime avec des phrases longues (de 3 à 5 lignes) et complexes, avec des propositions subordonnées. Dans ses phrases, elle utilise des verbes et des noms, autour de la pensée et des sentiments.

Ensuite, les points d’exclamations aux lignes 27 à 31 portent sur la reprise (x 4) de ce qui est « autre » et marquent l’émerveillement.

De plus, on trouve aux lignes 31 à 33, une question rhétorique qui reprend l’ensemble des quatre exclamations précédentes en exprimant désormais le regret, la déception et non l’émerveillement.

Enfin, elle emploie à la ligne 26, une figure de style, procédé d’intensification « jour et nuit ». Elle évoque une obsession. Théophé ne fait pas exprès d’y penser.
Et pour finir, « il y a donc » à la ligne 27 récapitule et conclut.

Logo de Aurélie P et Léa C
vendredi 21 septembre 2012 à 15h42, par  Aurélie P et Léa C

Nous avons commenté "Histoire d’une grecque moderne".

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